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Flèche Paris - Lille

Une organisation Olivier Jamilloux

Du samedi 7 juin au lundi 9 juin 2003


Samedi 7 juin - 139 km au nominal, BPF 60 à Ermenonville - Du rififi dans le peloton

Grève des trains. Les rendez-vous sont donc saupoudrés le long du chemin. Rayjane, Olivier (l'organisateur), Dany et Annick (en retard comme il convient), et moi, avons rendez-vous à Triel. Puis Robert, Philippe et Edwige un peu plus loin, puis Patrick et Arlette à Chanteloup et Henri et Chantal en tanden à l'église de Survilliers.

Olivier utilise toujours le vélo d'occasion de Guy. Mauvaise idée. Dans la première côte montée en danseuse, la manivelle gauche, épuisée, casse net. C'est une paille, disent les experts devant les deux bouts de manivelle.

Intervention, sur appel téléphonique, du service course Piot. Guy nous rejoint à la gare locale avec un vélo, une manivelle, un outillage à faire pâlir Poulidor. C'est changé en un tournemain, et ça marche.

En attendant Guy, nous observons l'activité frénétique de cette gare en période de négociation sociale: un train à 4:00 et un à 13:00. Personne.

Pendant ce temps, les autres sont partis sagement rejoindre Henri et Chantal à l'église de Survilliers. A un carrefour de pistes cyclables, une rixe fracture le peloton, qui explose en deux groupes ennemis. Nous en retrouvons quelques éléments devant une épicerie peu avant midi, faisant des courses pour oublier.

A Survilliers, nous retrouvons, à midi, Henri profondément endormi depuis ce matin 9h15. Les Abeilles désunies arrivent des 4 points cardinaux. On se réconcilie pour manger. Apéro, repas, sieste à l'ombre. L'après-midi, poursuite de la sieste sur les vélos. Il fait chaud et les dames (ainsi que Phiphi), ont étrenné leur nouveau Marcel Abeille de la Présidente, intronisant ainsi le nouveau look "camionneur" des Abeilles.

Pointage chez "mon ami Jean-Pierre", qui fait la gueule aux cyclos et n'aime pas prêter ou confier son tampon et donner de l'eau aux cyclos, dans la belle ville d'Ermenonville. Même si les cyclos payent des consommations. Alors on s'engueule. Le restaurateur à coté du café de chez "Jean-Pierre" est, heureusement, plus accueillant pour les cyclos. Nous tairons le nom de ce bistrot (le seul visible sur la route), car les propriétaires prennent bientôt leur retraite.

Le soir, échanges habituels de chambres impliquant les couples et les célibataires. Création du concept novateur de "bicouple", pimenté par Annick qui nous précise qu'elle a oublié son pijama.

Après le défilé de mode en Marcel, Phiphi double tout le monde en préemptant la dernière mousse de l'hotel Campanile, sans aucun remords apparent.

Le repas se passe alors calmement sur la terrasse: bière (en bouteille sauf pour Phiphi), apéro, buffet des entrées (ratissé par les Abeilles), plat. Il y a choix entre travers de porc et des plats mineurs.

Il n'y aura pas de commentaires sur la nuit.

Dimanche 8 juin - 124 km au nominal, BPF 80 à Bray sur Somme et Pozières - Jamais deux sans trois

Largage du commando à 8h40. Sitôt posé, Henri (ou plutôt Chantal) crève à l'arrière. Le Commandant "Sylvester" Jamilloux décide de lui porter secours tandis que le gros de la troupe part à l'avant.

Produisant un bel effort, le groupe de secours refait son retard à un train d'enfer digne de la Présidente.

Henri (Chantal) crève pour la deuxième fois sur la route juste avant les championnats de moto-cross locaux. Dernière chambre à air 28-35 d'Henri. On ne trouve toujours pas la cause de cette crevaison, au même endroit que la première. Seconde remontée du peloton, épuisante. Claudine aurait apprécié.

Sur la route, nous prenons des saucées mémorables. Bray sur Somme. Henri, exceptionnellement. ne crève pas. Pointage du BPF de la Somme, sur la Somme.

Sur la route de Pozières, nous traversons des tonnes de cimetières Anglais (et succédanés tels que Canadiens Sud-Africains, etc.). Nous trouvons aussi le cimetière Allemand où était enterré le Baron Rouge (80+ victoires aériennes en 14-18) avant son rapatriement chez lui en Allemagne en 1945. Pour les non-initiés, la bataille le la Somme avait été déclenchée par les alliés pour soulager le front de Verdun en 14-18. Il y a eu près de 1,5 millions de morts en l'espace de trois mois. Quel soulagement ça a du être !

A Pozières, dernier BPF de la Somme, nous pointons au bar-musée, comme font 300 cars d'anglais chaque année. Visite des deux tranchées reconstituées: une anglaise et une allemande. En sortant, Henri crève pour la troisième fois. Olivier en profite pour faire pareil. Henri répare une chambre à air et jette l'autre: Quel carnage chez les chambres à air d'Henri. Nous repartons pour une troisième remontée du peloton, cette fois-ci face au vent, mais sans Henri qui nous quitte pour une visite familiale. Nous relayons contre un vent latéral hostile et bête. On se croirait dans un brevet de 600 (sans la pluie et sans la nuit froide). Quelle émotion !

A Arras, Henri, régional de l'étape, offre l'apéro. Après une visite réfrigérante des deux places d'Arras (comme à Bruxelles, bordée de maisons des métiers avec fronton face à la place), nous échouons à l'Auberge de l'Écu. Bière local et une majorité d'andouillettes Tout le monde mange trop et le prix est bas. Du coup, on offre collectivement le repas d'Olivier. On conservera l'adresse.

Le tout est suivi d'une nuit sage à partir de minuit, sauf pour Olivier qui sort traîner en ville au lieu de se coucher. Il fait chaud, Arras by night semble carrément torride.

Lundi 9 Juin - 83 km au nominal, BPF 59 à Douai - Pépère Letailleur

Même le tandem présidentiel ne crève pas, du moins c'est ce que nous croyons car Henri, toujours le régional de l'épreuve, nous quitte le matin pour une visite familiale dans la région d'Arras.

Beau temps, petites routes le long de la Scarpe (la rivière qui va d'Arras à Douai), nous traversons une brocante où se vendent pleins de choses sans intérêt. Les brocantes ressemblent aux brocantes. Nous ne nous arrêtons pas pour une chipolata: le peloton est pressé.

Nous nous arrêtons avec Robert dans une vespasienne publique dans un village traversé. Il nous faut ensuite remonter le peloton, décidément bien pressé.

À Douai, nous retrouvons Henri et Chantal, sur un tandem à deux roues gonflées. Courses rapides, pour aller chez Pauline et son mari. Pauline est la fille de Patrick Letailleur, elle attend une fille de plus, à 15 km de Lille, peu loin de l'aéroport. Nous découvrons le surnom de Patrick: "Pépère". Excellent apéro chez Pauline, suivi d'un repas sur les tables du jardin public voisin, au son des grenouilles qui font la fête. Car nous sommes au bord d'une rivière et c'est encore la saison où les grenouilles se reproduisent comme des lapins.

Annie Jamilloux nous rejoint là avec la remorque de Guy. C'est là que nous chargerons les vélos à la gare de lille.

Nous filons donc vers Lille et sa gare, en retard après une sieste un peu écourtée et arrivons à la gare à 14 h 40 soit 20 minutes avant le départ du train de 15 h 00 que nous prenons à l'arrachée après une dernière bière.

Remerciements

Merci pour cette organisation sans faille. merci à Olivier pour ne pas s'être trompé de chemin, merci à Olivier pour nous avoir réservé des hôtels partout où il fallait s'arrêter pour la nuit, merci à Olivier pour nous avoir maternés jusqu'au bout, y compris à la gare de Lille où la voiture nous attendait sagement juste là où nous arrivions pour prendre le train.

Exceptionnellement, il a peu plu. Alors merci aussi pour le temps, Olivier. Et merci à Annie pour être venue nous rejoindre à Lille.

Jean-Pierre

Les participants à la flèche Paris-Lille:

Olivier Jamilloux
Edwige et Philippe Briand
henri et Chantal Courmont
Patrick et Arlette Letailleur
Rayjane Piot
Dany et Annick Piot
Robert Renard
Jean-Pierre Smith


"Le Cyclotourisme, un art de vivre"

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